L’eau bleue nuit,
noire
La fraîcheur du liquide sur la peau
elle a nagé plus loin
ils ont grimpé plus haut

Derrière la terre sèche qui vole, l’herbe grillée, orangée

L’été était trop chaud
Nous avons mis nos corps à l’écart
Nous avons fait des allers-retours
la tendresse en manque

et les fleurs

Ils ont couru derrière

L’ombre comme refuge
le sable durci

J’ai entendu ton rire
j’ai absorbé tes cris
la lumière du jour entre et frôle
ta peau craquelée

L’eau ferrugineuse à la source
ton regard qui me fixe, en noir, sous la roche

Tu t’inscris ici
glisses

Agrippe

© 2020 Charlotte Audoynaud