Le bruit des orgues

Un duo de corps ­anonymes se mêle à la nature environnante avec ­délicatesse. Ils ­s’approprient l’aube, la lumière affleurante, la ­fraîcheur des éléments, l'obscurité de l'eau figée.

La conscience est continue, c’est une rivière qui coule constamment sans point ­d’arrêt. Le lâcher prise, faire confiance à nos sens plutôt qu’à nos pensées qui divaguent sans fins, nous permet de vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. En étant là dans le temps véritable qu’est le présent, nous prenons la décision de nous laisser ­flotter dans l’écoulement de la rivière. C’est une volonté de se laisser naviguer par les choses autour de nous, la sensation de la roche sous nos pieds, des feuilles s’entremêlant dans nos ­cheveux, de la douceur de l’eau qui apaise notre corps. Le choix du silence, décider de ne plus écouter nos ­pensées, mais de faire confiance à notre corps et le monde extérieur où il est en mouvement.
 

Mathilde Audoynaud

© 2020 Charlotte Audoynaud